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DIRECTIVE 93/43/CEE DU CONSEIL DU 14 JUIN 1993 RELATIVE A L'HYGIENE DES
DENREES ALIMENTAIRES
LE CONSEIL DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,
vu le traité instituant la Communauté économique européenne, et notamment son article
100 A,
vu la proposition de la Commission,
en coopération avec le Parlement européen (1),
vu l'avis du Comité économique et social (2),
considérant que la libre circulation des denrées alimentaires est une condition
préalable essentielle de l'achèvement du marché intérieur; que ce principe implique la
confiance dans le niveau de sécurité des denrées alimentaires destinées à la
consommation humaine mises en libre circulation, et en particulier dans leur niveau
d'hygiène, à tous les stades de la préparation, de la transformation, de la
fabrication, du conditionnement, du stockage, du transport, de la distribution, de la
manutention et de la vente ou mise à disposition au consommateur; considérant que la
protection de la santé humaine constitue une préoccupation primordiale; considérant que
cette protection a déjà fait l'objet de la directive 89/397/CEE du Conseil, du 14 juin
1989, relative au contrôle officiel des denrées alimentaires (3), ainsi que de règles
plus spécifiques dans ce domaine; que l'un des principaux objectifs de ces contrôles est
l'hygiène des denrées alimentaires; que la directive 89/397/CEE est axée sur
l'inspection, l'échantillonnage et l'analyse et qu'elle doit être complétée par des
dispositions visant à améliorer le niveau d'hygiène des denrées alimentaires et à
accroître la confiance dans le niveau d'hygiène des denrées alimentaires en libre
circulation; considérant que, afin de protéger la santé humaine, il importe
d'harmoniser les règles générales d'hygiène des denrées alimentaires qui doivent
être respectées lors de la préparation, de la transformation, de la fabrication, du
conditionnement, du stockage, du transport, de la distribution, de la manutention et de la
vente ou mise à la disposition du consommateur; considérant que le recours à l'analyse
des risques potentiels, à l'évaluation des risques et autres méthodes de gestion
permettant d'identifier, de contrôler et de surveiller les points de contrôle critiques
est un moyen reconnu; considérant qu'il est possible d'adopter, pour certaines
catégories de denrées alimentaires, des critères microbiologiques et des critères de
contrôle de la température; que, s'ils sont adoptés, ces critères doivent être
conformes à des principes généraux specifiquement reconnus; considérant qu'il convient
que les États membres incitent et contribuent à l'élaboration de guides de bonnes
pratiques d'hygiène à laquelle les entreprises du secteur alimentaire pourront se
référer, fondés, le cas échéant, sur les codes d'usage internationaux recommandés en
matière d'hygiène - principes généraux d'hygiène alimentaire du Codex Alimentarius
(4); considérant que, avec l'appui des États membres et d'autres parties concernées, la
Commission doit oeuvrer pour l'élaboration de guides de bonnes pratiques d'hygiène
visant, s'il y a lieu, l'ensemble de la Communauté, auxquels les entreprises du secteur
alimentaire pourront se référer; considérant toutefois que les exploitants d'une
entreprise du secteur alimentaire sont responsables des conditions d'hygiène qui y
règnent; que la directive n'impose pas, dès lors, le respect des guides de bonnes
pratiques d'hygiène, qui n'ont pas force de loi; considérant que, en vue de la mise en
oeuvre des règles générales d'hygiène des denrées alimentaires et des guides de
bonnes pratiques d'hygiène, il convient de recommander l'application des normes de la
série EN 29000;
considérant que le respect des règles générales d'hygiène des denrées alimentaires
doit être contrôlé en vertu de la directive 89/397/CEE par les autorités compétentes
des États membres afin d'empêcher que des denrées alimentaires impropres à la
consommation ou potentiellement dangereuses pour la santé humaine ne nuisent au
consommateur; considérant que les exploitants d'une entreprise du secteur alimentaire
doivent s'assurer que seules des denrées alimentaires ne présentant pas de risque pour
la santé sont mises sur le marché et qu'il convient de conférer aux autorités
compétentes des pouvoirs appropriés pour protéger la santé publique; qu'il convient
toutefois de garantir les droits légitimes des entreprises du secteur alimentaire;
considérant qu'il y a lieu de porter à la connaissance de la Commission l'identité des
autorités compétentes qui, dans les États membres, sont responsables du contrôle
officiel de l'hygiène des denrées alimentaires, A ARRÊTÉ LA PRÉSENTE DIRECTIVE:
Article premier
1. La présente directive établit les règles générales d'hygiène des denrées
alimentaires ainsi que les modalités de vérification du respect desdites règles.
2. La présente directive s'applique sans préjudice des dispositions arrêtées dans le
cadre de règles communautaires plus spécifiques en matière d'hygiène des denrées
alimentaires. Dans les trois ans à compter de l'adoption de la présente directive, la
Commission examine les liens entre les règles communautaires spécifiques en matière
d'hygiène des denrées alimentaires et celles de la présente directive; au besoin, elle
présente des propositions.
Article 2
Aux fins de la présente directive, on entend par:
- «hygiène des denrées alimentaires», ci-après dénommée «hygiène»: toutes les
mesures qui sont nécessaires pour garantir la sécurité et la salubrité des denrées
alimentaires. Les mesures couvrent tous les stades qui suivent la production primaire
(celle-ci comprenant, par exemple, la récolte, l'abattage et la traite) que ce soit
pendant la préparation, la transformation, la fabrication, le conditionnement, le
stockage, le transport, la distribution, la manutention ou la vente ou la mise à la
disposition du consommateur,
- «entreprise du secteur alimentaire»: toute entreprise, publique ou privée, qui exerce
l'une ou la totalité des activités suivantes, lucratives ou non: préparation,
transformation, fabrication, conditionnement, stockage, transport, distribution,
manutention et vente ou mise à disposition de denrées alimentaires,
- «aliment conforme aux règles de salubrité»: un aliment propre à la consommation
humaine sur le plan de l'hygiène.
Article 3
1. La préparation, la transformation, la fabrication, le conditionnement, le stockage, le
transport, la distribution, la manutention et la vente ou la mise à disposition de
denrées alimentaires sont effectués de manière hygiénique.
2. Les entreprises du secteur alimentaire identifient tout aspect de leurs activités qui
est déterminant pour la sécurité des aliments et elles veillent à ce que des
procédures de sécurité appropriées soient établies, mises en oeuvre, respectées et
mises à jour en se fondant sur les principes suivants qui ont été utilisés pour
développer le système HACCP (analyse des risques, points critiques pour leur maîtrise):
- analyser les risques alimentaires potentiels d'une opération menée dans le cadre des
activités d'une entreprise du secteur alimentaire,
- mettre en évidence les niveaux et moments (les «points») de l'opération où des
risques alimentaires peuvent se présenter,
- établir quels points parmi ceux qui ont été mis en évidence sont déterminants pour
la sécurité alimentaire (les «points critiques»),
- définir et mettre en oeuvre des procédures de vérification et de suivi efficaces au
niveau de ces points critiques et
- revoir périodiquement, et à chaque modification de l'opération menée dans le cadre
de l'entreprise du secteur alimentaire, l'analyse des risques alimentaires, les points de
contrôle critiques ainsi que les procédures de vérification et de suivi.
3. Les entreprises du secteur alimentaire respectent les règles d'hygiène énoncées
dans l'annexe. Des dérogations à certaines dispositions de l'annexe peuvent être
accordées selon la procédure prévue à l'article 14.
Article 4
Sans préjudice de règles communautaires plus spécifiques, des critères
microbiologiques et des critères de contrôle de la température de certaines catégories
de denrées alimentaires peuvent être adoptés selon la procédure prévue à l'article
14 et après consultation du comité scientifique de l'alimentation humaine institué par
la décision 74/234/CEE (5).
Article 5
1. Les États membres encouragent l'élaboration de guides de bonnes pratiques d'hygiène
auxquels les entreprises du secteur alimentaire pourront volontairement se référer et
qui pourront leur servir de guide pour le respect des dispositions de l'article 3.
2. S'il est procédé à la mise au point des guides de bonnes pratiques d'hygiène visés
au paragraphe 1, ils seront élaborés:
- par les branches du secteur alimentaire et par des représentants d'autres parties
concernées, telles que les autorités appropriées et les associations de consommateurs,
- après consultation des milieux dont les intérêts risquent d'être touchés de
manière sensible, y compris les autorités compétentes,
- le cas échéant, en se référant aux codes d'usage internationaux recommandés en
matière d'hygiène - Principes généraux d'hygiène alimentaire du Codex Alimentarius.
3. Les guides visés aux paragraphes 1 et 2 peuvent être élaborés sous l'égide d'un
institut national de normalisation cité à la liste 2 de l'annexe de la directive
83/189/CEE du Conseil, du 28 mars 1983, prévoyant une procédure d'information dans le
domaine des normes et réglementations techniques (6).
4. Les États membres évaluent les guides de bonnes pratiques d'hygiène visés aux
paragraphes 1 et 2 en vue de déterminer dans quelle mesure il peut être présumé qu'ils
satisfont aux dispositions de l'article 3.
5. Les États membres transmettent à la Commission les guides de bonnes pratiques
d'hygiène dont ils présument qu'ils satisfont aux dispositions de l'article 3.
La Commission met ces guides à la disposition des États membres.
6. Si un État membre ou plusieurs, ou la Commission, estiment que, à des fins
d'harmonisation, il peut se révéler nécessaire d'élaborer à l'échelle européenne
les guides de bonnes pratiques d'hygiène, ci-après dénommés «guides européens de
bonnes pratiques d'hygiène», la Commission consulte les États membres dans le cadre du
comité permanent des denrées alimentaires, conformément à l'article 14. Cette
consultation a pour but d'examiner l'opportunité de tels guides volontaires dans les
domaines ou activités concernés et, si ces guides sont jugés nécessaires:
- d'indiquer la portée, la matière traitée et le caldenrier envisagé pour la
réalisation de tels guides volontaires, compte tenu des délais nécessaires qu'implique
la consultation des milieux dont les intérêts sont touchés de manière sensible et
- de faire effectuer la mise au point et/ou l'évaluation desdits guides volontaires sous
l'égide d'un institut européen de normalisation.
7. Lors de la mise au point des guides européens de bonnes pratiques d'hygiène visés au
paragraphe 6, toutes les mesures nécessaires sont prises pour que:
- ces guides soient élaborés par des représentants des branches du secteur alimentaire
et des représentants d'autres parties dont les intérêts sont touchés de manière
sensible, tels que, par exemple, les autorités compétentes et les associations de
consommateurs,
- le contenu de ces guides soit conforme aux dispositions de l'article 3 et, le cas
échéant, tienne compte des codes d'usage internationaux recommandés en matière
d'hygiène - Principes généraux d'hygiène alimentaire du Codex Alimentarius,
- par leur contenu, ces guides puissent être utilisables dans la pratique pour les
branches du secteur alimentaire concernées, et ce à l'échelle de la Communauté,
- les guides pertinents de bonnes pratiques d'hygiène élaborés conformément aux
paragraphes 1 à 3 soient pris en considération,
- toutes les parties dont les intérêts sont touchés de manière sensible par ces
guides, y compris les États membres, soient consultées et que leurs observations soient
prises en considération.
8. Les titres et références des guides européens de bonnes pratiques d'hygiène mis au
point selon la procédure décrite aux paragraphes 6 et 7 sont publiés dans la série
«C» du Journal officiel des Communautés européennes. Les États membres veillent à
attirer l'attention des branches concernées du secteur alimentaire et celle des
autorités appropriées sur leur territoire sur la publication desdits guides.
Article 6
Les États membres recommandent, s'ils l'estiment approprié, aux entreprises du secteur
alimentaire d'appliquer les normes européennes de la série EN 29000 afin de mettre en
oeuvre les règles générales d'hygiène et les guides de bonnes pratiques d'hygiène.
Article 7
1. Les États membres peuvent, dans le respect du traité, maintenir, modifier ou
introduire des dispositions nationales en matière d'hygiène plus spécifiques que celles
prévues par la présente directive, à condition que ces dispositions:
- ne soient pas moins sévères que celles figurant à l'annexe,
- ne constituent pas une restriction, une entrave ou barrière aux échanges des denrées
alimentaires produites conformément à la présente directive.
2. Dans l'attente de l'établissement de dispositions détaillées conformément à
l'article 4, les États membres peuvent maintenir, modifier ou introduire des dispositions
nationales pertinentes dans le respect du traité.
3. Dans les cas prévus aux paragraphes 1 et 2 où un État membre estime nécessaire
d'arrêter une nouvelle législation ou de modifier la législation existante, il
communique à la Commission et aux autres États membres les mesures envisagées en
précisant les motifs qui les justifient. La Commission consulte les États membres au
sein du comité permanent des denrées alimentaires institué par la décision 69/414/CEE
(7), lorsqu'elle juge cette consultation utile ou lorsqu'un État membre en fait la
demande.
L'État membre ne peut prendre les mesures envisagées que trois mois après cette
communication et à condition de ne pas avoir reçu un avis contraire de la Commission.
Dans ce dernier cas et avant la fin du délai visé au deuxième alinéa, la Commission
engage la procédure prévue à l'article 14 afin d'établir si les mesures envisagées
peuvent être mises en application, le cas échéant, moyennant des modifications
appropriées.
Article 8
1. Les autorités compétentes procèdent à des contrôles conformément à la directive
89/397/CEE en vue d'assurer que les entreprises du secteur alimentaire respectent les
dispositions de l'article 3 de la présente directive et, le cas échéant, toute
disposition établie conformément à l'article 4 de la présente directive. Ce faisant,
elles prennent dûment en considération les guides de bonnes pratiques d'hygiène visés
à l'article 5 de la présente directive, dans la mesure où de tels guides ont été
établis.
2. Les inspections effectuées par les autorités compétentes comportent une évaluation
générale des risques potentiels en matière de sécurité alimentaire liés à
l'exercice des activités de l'entreprise. Les autorités compétentes attachent une
attention particulière aux points de contrôle critiques mis en évidence par les
entreprises du secteur alimentaire afin de déterminer si les opérations de surveillance
et de vérification sont effectuées comme il se doit.
Les États membres veillent à ce que tous les locaux utilisés à des fins alimentaires
soient inspectés à des intervalles en rapport avec les risques associés auxdits locaux.
3. Les autorités compétentes assurent que les contrôles sur les denrées alimentaires
importées dans la Communauté sont effectués en conformité avec la directive 89/397/CEE
pour garantir le respect des dispositions pertinentes de l'article 3 de la présente
directive et, le cas échéant, de toute disposition établie conformément à l'article 4
de la présente directive.
Article 9
1. Si, lors des contrôles visés à l'article 8, les autorités compétentes constatent
que le non-respect des dispositions de l'article 3 ou, le cas échéant, de toute
disposition établie conformément à l'article 4, est susceptible de compromettre la
sécurité ou la salubrité des denrées alimentaires, elles prennent les mesures
adéquates, qui peuvent, par exemple, inclure le retrait et/ou la destruction de la
denrée alimentaire ou la fermeture de tout ou partie de l'entreprise pour une période
appropriée.
En vue de déterminer le risque pour la sécurité ou la salubrité des denrées
alimentaires, il doit être tenu compte de la nature de la denrée alimentaire, de la
manière dont elle est manipulée et conditionnée et de toute autre opération à
laquelle cette denrée alimentaire est soumise avant sa livraison au consommateur, ainsi
que des conditions dans lesquelles elle est exposée et/ou stockée.
2. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour assurer que toute personne
physique ou morale concernée par le contrôle a un droit de recours contre les mesures
prises par l'autorité compétente à la suite du contrôle.
Article 10
1. Si un problème d'hygiène susceptible de constituer un risque grave pour la santé
humaine apparaît ou s'étend sur le territoire d'un pays tiers, la Commission, de sa
propre initiative ou sur demande d'un État membre, prend sans délai, en fonction de la
gravité de la situation, les mesures suivantes:
- suspension des importations en provenance de tout ou partie du pays tiers concerné et,
le cas échéant, du pays tiers de transit
et/ou
- fixation de conditions particulières pour les denrées alimentaires provenant de tout
ou partie du pays tiers concerné.
2. La Commission peut, dans le cas prévu au paragraphe 1, prendre des mesures
conservatoires temporaires à l'égard des denrées alimentaires concernées.
3. La Commission consulte, sauf dans des cas d'urgence, les États membres avant de
prendre les mesures visées aux paragraphes 1 et 2.
4. La Commission communique sans délai au Conseil et aux États membres toute décision
prise conformément aux paragraphes 1 et 2.
Tout État membre peut, dans un délai de trente jours à compter de la communication
visée au premier alinéa, déférer au Conseil la décision de la Commission. Le Conseil,
statuant à la majorité qualifiée, peut confirmer, modifier ou abroger la décision de
la Commission. Si le Conseil n'a pas pris de décision dans un délai de trente jours, la
décision de la Commission est réputée abrogée.
5. Dans le cas où un État membre informe officiellement la Commission de la nécessité
de prendre des mesures de sauvegarde et lorsque cette dernière n'a pas eu recours aux
dispositions des paragraphes 1 et 2, il peut prendre des mesures conservatoires
temporaires à l'égard des importations de denrées alimentaires.
Lorsqu'un État membre prend des mesures conservatoires temporaires, il en informe les
autres États membres et la Commission.
Dans un délai de dix jours ouvrables, la Commission saisit le comité permanent des
denrées alimentaires de cette question, conformément à la procédure prévue à
l'article 14, en vue de la prolongation, de la modification ou de l'abrogation des mesures
conservatoires temporaires nationales.
Article 11
1. Lorsqu'un État membre, à la suite de nouvelles informations ou d'une réévaluation
des informations existantes, a des raisons fondées de soupçonner que l'application des
dispositions établies conformément à l'article 4 constitue un risque sanitaire, il peut
suspendre ou restreindre temporairement l'application des dispositions en question sur son
territoire. Il en informe sans délai les autres États membres et la Commission et motive
sa décision.
2. La Commission examine dans les meilleurs délais les motifs de l'État membre visé au
paragraphe 1 dans le cadre du comité permanent des denrées alimentaires, émet un avis
et prend les mesures qui s'imposent selon la procédure prévue à l'article 14.
Article 12
Les États membres désignent les autorités compétentes responsables du contrôle
officiel de l'hygiène et les notifient à la Commission.
Article 13
Conformément à la procédure prévue à l'article 14, des modifications aux références
aux normes internationales, telles que celles du Codex Alimentarius, contenues dans la
présente directive peuvent être adoptées.
Article 14
La Commission est assistée par le comité permanent des denrées alimentaires, ci-après
dénommé «comité».
Le représentant de la Commission soumet au comité un projet des mesures à prendre. Le
comité émet son avis sur ce projet dans un délai que le président peut fixer en
fonction de l'urgence de la question en cause. L'avis est émis à la majorité prévue
l'article 148 paragraphe 2 du traité pour l'adoption des décisions que le Conseil est
appelé à prendre sur proposition de la Commission. Lors des votes au sein du comité,
les voix des représentants des États membres sont affectées de la pondération définie
à l'article précité. Le président ne prend pas part au vote.
La Commission arrête les mesures envisagées lorsqu'elles sont conformes à l'avis du
comité.
Lorsque les mesures envisagées ne sont pas conformes à l'avis du comité, ou en
l'absence d'avis, la Commission soumet sans tarder au Conseil une proposition relative aux
mesures à prendre. Le Conseil statue à la majorité qualifiée.
Si, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de la saisine du Conseil,
celui-ci n'a pas statué, les mesures proposées sont arrêtées par la Commission, sauf
dans le cas où le Conseil s'est prononcé à la majorité simple contre lesdites mesures.
Article 15
La Commission, au plus tard le 31 décembre 1998, soumet au Parlement européen et au
Conseil un rapport, accompagné de toute proposition appropriée, sur l'expérience
acquise à la suite de l'application de la présente directive.
Article 16
Les États membres mettent en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et
administratives nécessaires pour se conformer à la présente directive au plus tard
trente mois après son adoption. Ils en informent immédiatement la Commission.
Lorsque les États membres adoptent ces dispositions, celles-ci contiennent une
référence à la présente directive ou sont accompagnées d'une telle référence lors
de leur publication officielle. Les modalités de cette référence sont arrêtées par
les États membres.
Les États membres communiquent à la Commission le texte des dispositions essentielles de
droit interne qu'ils adoptent dans le domaine régi par la présente directive.
Article 17
Les États membres sont destinataires de la présente directive.
Fait à Luxembourg, le 14 juin 1993.
Par le Conseil
Le président
J. TROEJBORG
(1) JO no C 174 du 23. 11. 1992. JO no C 150 du 31. 5. 1993.(2) JO no C 223 du 31. 8.
1992, p. 16.(3) JO no L 186 du 30. 6. 1989, p. 23.(4) Codex Alimentarius, volume A. Codes
d'usage internationaux recommandés en matière d'hygiène. Principes généraux
d'hygiène alimentaire. Seconde révision (1985). Organisation des Nations unies pour
l'alimentation et l'agriculture, Rome, 1988.(5) JO no L 136 du 20. 5. 1974, p. 1.(6) JO no
L 109 du 26. 4. 1983, p. 8. Directive modifiée en dernier lieu par la décision
92/400/CEE (JO no L 221 du 6. 8. 1992, p. 55).(7) JO no L 291 du 19. 11. 1969, p. 9.
ANNEXE
Préface 1. Les chapitres V à X de la présente annexe s'appliquent à toutes les étapes
suivant la production primaire, pendant la préparation, la transformation, la
fabrication, le conditionnement, le stockage, le transport, la distribution, la
manutention et la vente ou la mise à la disposition du consommateur.
Les autres chapitres de l'annexe s'appliquent:
- le chapitre I, à tous les locaux, à l'exception de ceux qui sont couverts par le
chapitre III,
- le chapitre II, à tous les locaux où les denrées alimentaires sont préparées,
traitées ou transformées, à l'exception de ceux qui sont couverts par le chapitre III,
et à l'exclusion des salles à manger,
- le chapitre III, à tous les locaux énumérés dans l'intitulé du chapitre,
- le chapitre IV, à tous les moyens de transport.
2. Les mots «le cas échéant» et «au besoin» utilisés dans la présente annexe
signifient «aux fins de la sécurité et de la salubrité des denrées alimentaires».
I Prescriptions générales pour les locaux (autres que celles qui sont énoncées au
chapitre III) 1. Les locaux par lesquels circulent les denrées alimentaires doivent être
propres et en bon état d'entretien.
2. Par leur agencement, leur conception, leur construction et leurs dimensions, les locaux
par lesquels circulent les denrées alimentaires doivent:
a) pouvoir être nettoyés et/ou désinfectés de manière convenable;
b) permettre de prévenir l'encrassement, le contact avec des matériaux toxiques, le
déversement de particules dans les denrées alimentaires et la formation de condensation
et de moisissure indésirable sur les surfaces;
c) permettre la mise en oeuvre de bonnes pratiques d'hygiène, et notamment prévenir la
contamination croisée entre et durant les opérations par les denrées alimentaires, les
équipements, les matériaux, l'eau, l'aération et le personnel et les sources de
contamination extérieures telles les insectes et autres animaux nuisibles;
d) offrir, au besoin, des conditions de température permettant une transformation et un
stockage hygiénique des produits.
3. Un nombre suffisant de lavabos judicieusement situés et signalisés, destinés au
lavage des mains doit être disponible. Des toilettes en nombre suffisant, équipées
d'une chasse d'eau et raccordées à un système d'évacuation efficace doivent être
disponibles. Les toilettes ne doivent pas donner directement sur des locaux utilisés pour
la manutention des denrées alimentaires.
4. Les lavabos destinés au lavage des mains doivent être équipés d'eau courante,
chaude et froide, ainsi que de dispositifs pour le lavage et le séchage hygiénique des
mains. Le cas échéant, les dispositifs de lavage des denrées alimentaires doivent être
séparés de ceux destinés au lavage des mains.
5. Il doit y avoir une ventilation adéquate et suffisante, qu'elle soit naturelle ou
mécanique. Il importe d'éviter tout flux d'air pulsé d'une zone contaminée vers une
zone propre. Les systèmes de ventilation doivent être conçus de manière à permettre
d'accéder aisément aux filtres et aux autres pièces devant être nettoyées ou
remplacées.
6. Toutes les installations sanitaires se trouvant dans des locaux par lesquels circulent
les denrées alimentaires doivent être équipées d'une ventilation adéquate, naturelle
ou mécanique.
7. Les locaux par lesquels circulent les denrées alimentaires doivent avoir un éclairage
naturel et/ou artificiel suffisant.
8. Les systèmes d'évacuation des eaux usées et des eaux sanitaires doivent être
suffisants pour faire face aux exigences; ils doivent être conçus et construits de
manière à éviter tout risque de contamination des denrées alimentaires.
9. Au besoin, des vestiaires adéquats pour le personnel doivent être prévus en
suffisance.
II Prescriptions spécifiques pour les locaux où les denrées alimentaires sont
préparées, traitées ou transformées (à l'exlusion des salles à manger et des locaux
précisés au chapitre III) 1. Dans les locaux où les denrées alimentaires sont
préparées, traitées ou transformées (à l'exclusion des salles à manger):
a) les revêtements de sol doivent être bien entretenus, faciles à nettoyer et, au
besoin, à désinfecter. Cela exige l'utilisation de matériaux étanches, non absorbants,
lavables et non toxiques, sauf si les exploitants du secteur alimentaire peuvent prouver
à l'autorité compétente que d'autres matériaux utilisés conviennent. Le cas
échéant, les sols doivent permettre une évacuation adéquate en surface;
b) les surfaces murales doivent être bien entretenues, faciles à laver et, au besoin, à
désinfecter. Cela exige l'utilisation de matériaux étanches, non absorbants, lavables
et non toxiques et une surface lisse jusqu'à une hauteur convenable pour les opérations,
sauf si les exploitants du secteur alimentaire peuvent prouver à l'autorité compétente
que d'autres matériaux utilisés conviennent;
c) les plafonds, faux-plafonds et autres équipements suspendus doivent être conçus,
construits et ouvrés de manière à empêcher l'encrassement et à réduire la
condensation, l'apparition de moisissures indésirables et le déversement de particules;
d) les fenêtres et autres ouvertures doivent être conçues de manière à prévenir
l'encrassement. Celles qui peuvent donner sur l'environnement extérieur doivent, au
besoin, être équipées d'écrans de protection contre les insectes, qui doivent pouvoir
être facilement enlevés pour le nettoyage. Lorsque l'ouverture des fenêtres
entraînerait une contamination des denrées alimentaires, les fenêtres doivent rester
fermées et verrouillées pendant la production;
e) les portes doivent être faciles à nettoyer et, au besoin, à désinfecter. Cela exige
l'utilisation de surfaces lisses et non absorbantes, sauf si les exploitants du secteur
alimentaire peuvent prouver à l'autorité compétente que d'autres matériaux utilisés
conviennent;
f) les surfaces (y compris les surfaces des équipements) en contact avec les aliments
doivent être bien entretenues, faciles à nettoyer et, au besoin, à désinfecter. Cela
exige l'utilisation de matériaux lisses, lavables et non toxiques, sauf si les
exploitants du secteur alimentaire peuvent prouver à l'autorité compétente que d'autres
matériaux utilisés conviennent.
2. Au besoin, on prévoira des dispositifs adéquats en vue du nettoyage et de la
désinfection des outils et équipements de travail. Ces dispositifs doivent être
fabriqués dans des matériaux résistant à la corrosion, être faciles à nettoyer et
disposer d'une alimentation adéquate en eau chaude et froide.
3. Le cas échéant, on prendra des dispositions adéquates en vue du lavage des denrées
alimentaires. Tout évier ou dispositif semblable de lavage des aliments doit disposer
d'une alimentation adéquate en eau potable, chaude et/ou froide selon les besoins, et
doivent être nettoyés régulièrement.
III Prescriptions applicables aux sites mobiles et/ou provisoires (tels que
tentes-marquises, étals, points de vente automobiles), aux locaux utilisés
principalement comme maison d'habitation, aux locaux utilisés occasionnellement à des
fins de restauration, ainsi qu'aux distributeurs automatiques 1. Les sites ainsi que les
distributeurs automatiques sont installés, conçus, construits, nettoyés et entretenus
de manière à éviter, autant que faire se peut, la contamination des denrées
alimentaires et la présence d'insectes et autres animaux nuisibles.
2. Plus particulièrement, là où cela s'avère nécessaire:
a) des installations appropriées seront prévues pour assurer un niveau d'hygiène
personnelle adéquat (elles comprendront, entre autres, des installations permettant de se
laver et de se sécher les mains dans des conditions d'hygiène, des installations
sanitaires hygiéniques et des vestiaires);
b) les surfaces en contact avec les aliments doivent être bien entretenues, faciles à
nettoyer et, au besoin, à désinfecter. Cela exige l'utilisation de matériaux lisses,
lavables et non toxiques, sauf si les exploitants du secteur alimentaire peuvent prouver
à l'autorité compétente que d'autres matériaux utilisés conviennent;
c) des moyens adéquats pour le nettoyage et, au besoin, la désinfection des outils et
équipements de travail doivent être prévus;
d) des moyens adéquats doivent être prévus pour maintenir la propreté des denrées
alimentaires;
e) de l'eau potable, chaude et/ou froide, doit être prévue en quantité suffisante;
f) des dispositions et/ou installations adéquates doivent être prévues pour stocker et
éliminer, dans des conditions d'hygiène, les substances et déchets dangereux et/ou non
comestibles, qu'ils soient solides ou liquides;
g) des installations et/ou dispositifs adéquats doivent être prévus pour maintenir les
denrées alimentaires dans des conditions de température adéquates et pour contrôler
celles-ci;
h) les denrées alimentaires doivent être placées à des endroits et dans des conditions
permettant d'éviter, autant que faire se peut, les risques de contamination.
IV Transport 1. Les réceptacles de véhicules et/ou conteneurs servant au transport des
denrées alimentaires doivent être propres et en bon état d'entretien de manière à
protéger les denrées alimentaires contre toute contamination et ils doivent, au besoin,
être conçus et construits de manière à pouvoir être convenablement nettoyés et/ou
désinfectés.
2. Ces réceptacles de véhicules et/ou conteneurs doivent servir exclusivement au
transport de denrées alimentaires si celles-ci peuvent être contaminées en cas de
chargements d'autre nature.
Les denrées alimentaires en vrac à l'état liquide, granulaire ou poudreux doivent être
transportées dans des réceptacles et/ou conteneurs/citernes réservés au transport de
denrées alimentaires. Sur les conteneurs doit figurer une mention clairement visible et
indélébile, dans une ou plusieurs langues de la Communauté, relative à leur
utilisation pour le transport de denrées alimentaires, ou la mention «Uniquement pour
denrées alimentaires».
3. Lorsque des réceptacles de véhicules et/ou conteneurs sont utilisés pour transporter
d'autres produits en plus des denrées alimentaires ou pour transporter différentes
denrées alimentaires, en même temps, les produits doivent être bien séparés lorsque
cela s'avère nécessaire pour prévenir le risque de contamination.
4. Lorsque des réceptacles de véhicules et/ou conteneurs ont été utilisés pour
transporter des produits autres que des denrées alimentaires ou pour transporter des
denrées alimentaires différentes, un nettoyage efficace doit être effectué entre deux
chargements pour éviter le risque de contamination.
5. Les denrées alimentaires chargées dans des réceptacles de véhicules et/ou
conteneurs doivent être placées et protégées de manière à réduire au maximum les
risques de contamination.
6. Au besoin, les réceptables de véhicules et/ou conteneurs servant au transport de
denrées alimentaires doivent pouvoir maintenir celles-ci à des températures
appropriées et, si la situation l'exige, être conçus de manière à contrôler les
niveaux desdites températures.
V Exigences applicables aux équipements Tous les articles, installations et équipements
avec lesquels les denrées alimentaires entrent en contact doivent être propres et:
a) doivent être construits, réalisés et entretenus de manière à réduire au maximum
les risques de contamination des denrées alimentaires;
b) à l'exception des conteneurs et emballages perdus, doivent être construits,
réalisés et entretenus de manière à permettre un nettoyage approfondi et, au besoin,
une désinfection, qui soient suffisants compte tenu des fins auxquelles ils sont
destinés;
c) doivent être installés de manière à permettre un nettoyage convenable de la zone
environnante.
VI Déchets alimentaires 1. Les déchets alimentaires et autres ne doivent pas pouvoir
être entassés dans un local par lequel circulent des denrées alimentaires, sauf lorsque
le bon fonctionnement de l'exploitation l'exige.
2. Les déchets alimentaires et autres doivent être déposés dans des conteneurs dotés
d'une fermeture, sauf si les exploitants du secteur alimentaire peuvent prouver à
l'autorité compétente que d'autres types de conteneurs utilisés conviennent. Ceux-ci
doivent être conçus de manière adéquate, bien entretenus et, au besoin, faciles à
nettoyer et à désinfecter.
3. Des dispositions appropriées doivent être prises pour l'élimination et le stockage
des déchets alimentaires et autres. Les aires de stockage des déchets doivent être
conçues et gérées de manière à pouvoir être propres en permanence et à prévenir
l'accès des insectes et autres animaux nuisibles et la contamination des denrées
alimentaires, de l'eau potable, des équipements et des locaux.
VII Alimentation en eau 1. L'alimentation en eau potable doit être suffisante, ainsi que
le prévoit la directive 80/778/CEE du Conseil, du 15 juillet 1980, relative à la
qualité des eaux destinées à la consommation humaine (1). Cette eau potable doit être
utilisée si cela s'avère nécessaire pour éviter la contamination des denrées
alimentaires.
2. Lorsque de la glace est nécessaire, elle doit être fabriquée à partir d'une eau
conforme aux spécifications visées à la directive 80/778/CEE. Cette glace doit être
utilisée chaque fois que cela s'avère nécessaire pour éviter la contamination des
denrées alimentaires. Elle doit être fabriquée, manipulée et stockée dans des
conditions prévenant toute contamination.
3. La vapeur utilisée directement en contact avec les denrées alimentaires ne doit
contenir aucune substance présentant un danger pour la santé ou susceptible de
contaminer le produit.
4. L'eau non potable utilisée pour la production de vapeur, la réfrigération, la lutte
contre l'incendie et à d'autres fins semblables sans rapport avec les denrées
alimentaires doit circuler dans des réseaux séparés, facilement identifiables et sans
raccordement avec les systèmes d'eau potable ou possibilité de reflux dans ces
systèmes.
VIII Hygiène personnelle 1. Toute personne travaillant dans une zone de manutention de
denrées alimentaires doit respecter un niveau élevé de propreté personnelle et, le cas
échéant, porter des vêtements de protection propres et adaptés.
2. Aucune personne dont on sait ou dont on soupçonne qu'elle souffre d'une maladie
susceptible d'être transmise par les aliments ou souffrant, par exemple, de plaies
infectées, d'infections ou lésions cutanées ou de diarrhée ne doit être autorisée à
travailler dans une zone de manutention de denrées alimentaires, à quelque titre que ce
soit, lorsqu'il existe un risque de contamination directe ou indirecte des aliments par
des micro-organismes pathogènes.
IX Dispositions applicables aux denrées alimentaires 1. Les entreprises du secteur
alimentaire ne doivent accepter aucun ingrédient ou matière première dont on sait ou
dont on a tout lieu de supposer qu'ils sont contaminés par des parasites, des
micro-organismes pathogènes ou par des substances toxiques, décomposées ou
étrangères, de manière telle que, après le triage et/ou les procédures de
préparation ou de transformation hygiéniquement appliquées par les entreprises, ils
resteraient impropres à la consommation humaine.
2. Les matières premières et les ingrédients stockés dans l'établissement doivent
être conservés dans des conditions adéquates permettant d'éviter toute détérioration
néfaste et de les protéger contre toute contamination.
3. Toutes les denrées alimentaires qui sont manipulées, stockées, emballées, exposées
et transportées sont protégées contre toute contamination susceptible de les rendre
impropres à la consommation humaine, dangereuses pour la santé ou contaminées de
manière telle qu'elles ne pourraient être raisonnablement considérées comme pouvant
être consommées en l'état. En particulier, les denrées alimentaires doivent être
disposées et/ou protégées de manière à réduire au maximum les risques de
contamination. Des méthodes adéquates doivent être mises au point pour lutter contre
les insectes et autres animaux nuisibles.
4. Les matières premières, les ingrédients, les produits semi-finis et les produits
finis susceptibles d'encourager le développement de micro-organismes pathogènes ou la
formation de toxines doivent être conservés à des températures qui n'entraînent pas
de risque pour la santé. Pour autant que la sécurité alimentaire soit assurée, il est
admis de les soustraire à ces températures pour des périodes de courte durée lorsque
cela s'avère nécessaire pour des questions pratiques de manutention lors de
l'élaboration, du transport, du stockage, de l'exposition et du service des aliments.
5. Lorsque les denrées alimentaires doivent être conservées ou servies à basse
température, elles doivent être réfrigérées dès que possible après le dernier stade
de traitement thermique ou, en l'absence de traitement thermique, après le dernier stade
de l'élaboration, à une température qui n'entraîne pas de risques pour la santé.
6. Les substances dangereuses et/ou non comestibles, y compris les aliments pour animaux,
doivent faire l'objet d'un étiquetage approprié et être stockées dans des conteneurs
sûrs et séparés.
X Formation Les exploitants d'entreprises du secteur alimentaire s'assurent que les
manutentionnaires de denrées alimentaires sont encadrés et/ou disposent d'une formation
en matière d'hygiène alimentaire en fonction de leur activité professionnelle.
(1) JO no L 229 du 30. 8. 1980, p. 11. Directive modifiée en dernier lieu par la
directive 91/692/CEE (JO no L 377 du 31. 12. 1991, p. 48).
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